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Les Aéronautes

Terry PRATCHETT

Titre original : Wings, 1990

Cycle : Gnomes (le grand livre des)  vol. 3

Traduction de Patrick MARCEL
Illustration de Josh KIRBY

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (1992 - 2001, 3ème série - dos violet/blanc) n° 4180
Dépôt légal : février 1997
192 pages, catégorie / prix : 2
ISBN : 2-277-24180-6   
Genre : Fantasy 


Autres éditions
   J'AI LU, 1997, 1999
   in Le Grand livre des gnomes, 2001
   PÈRE CASTOR - FLAMMARION, 1998

    Quatrième de couverture    
     Terry Pratchett
     Britannique, né en 1948, il n'aime pas tellement les biographies. On sait néanmoins qu'il élève des plantes carnivores et que, selon lui, il n'y a pas assez d'orangs-outans sur terre. Après Les camionneurs et Les terrassiers, voici le dernier tome du Grand Livre des Gnomes, une truculente trilogie...

     Décidément, les humains sont incorrigibles. Où que s'installent les gnomes — le Grand Magasin, la carrière abandonnée...-, on vient les embêter. Pourtant, il reste un espoir : le grand Vaisseau qui les a conduits sur Terre est toujours là, au-dessus du ciel, après quinze cents ans.
     L'espace, c'est froid, ça manque d'air et c'est loin, surtout quand on est tout petit. Par chance, il y a en Floride un machin qui peut conduire les gnomes à bon port. Un satellite, ça s'appelle. Il suffit donc d'aller là-bas et de grimper discrètement dans ledit satellite.
     Oui, mais c'est où, la Floride ? On y va comment ?
     Bah ! Quand on a volé un camion... pourquoi ne pas emprunter ce drôle de camion doté d'un nez pointu et de deux ailes ? Le Concorde ça s'appelle.
     Bon, allez, c'est reparti mon riquiqui, attachez vos ceintures !
 
    Critiques    
     « — Ca va déjà mieux, non ? constata Gurder. De la nourriture convenable dans des boîtes et des trucs comme ça ; naturelle quoi. Qu'on ne doit pas débarrasser de sa terre, comme on le faisait dans la carrière. En plus, c'est confortable, ici, il fait chaud. C'est vraiment la seule façon civilisée de voyager. Quelqu'un veut encore de ...(il tapota un plat du doigt, indécis quant à sa nature) ... de ça ?
     — Ça a quel goût ? demanda Masklinn après que Gurder en eut mâché un bout.
     — Un goût rosâtre, répondit Gurder... »


     On l'attendait depuis un petit moment, le voici tout frais sorti des presses : le troisième et ultime volume du Grand Livre des Gnomes Si le premier volet avait suscité l'enthousiasme, on se souviendra que le second, Les Terrassiers, avait été un peu décevant, sans doute parce que la condition gnomique nous étant déjà familière, on avait moins accroché aux pérégrinations de ces êtres de quelques centimètres de haut perdus chez les humains. Et voilà qu'on les retrouve alors qu'ils vont enfin (après moult aventures et rebondissements, comme il se doit) faire la lumière sur leurs origines et retrouver leur fabuleux vaisseau — un épisode conclusif au fort goût de quête initiatique. On renoue donc avec les trois petites créatures, Masklinn, Angalo et Gurder, respectivement risque-tout, pilote de n'importe quoi et râleur à tout bout de champs de leur état. Ces derniers, que l'on avait quitté lors de l'annexion d'une carrière par la horde des gnomes, sont partis pour une mission apparemment impossible. En effet, comment imaginer que ce groupe puisse quitter l'Angleterre, se rendre en Floride à bord d'un Concorde, traverser des marais infestés de crocodiles pour enfin s'approcher d'une navette sur le point de décoller qui devrait leur permettre de transmettre un message à un vaisseau en orbite ? Tout cela en considérant qu'en plus d'une taille pour le moins handicapante, leurs petites têtes sont remplies de tas d'idées qui, si elles nous paraissent saugrenues, sont d'une logique proprement désarmante.

     Au-delà d'un récit divertissant et franchement drôle, Le Grand Livre des Gnomes nous donne, en définitive, l'occasion de se pencher sur notre société avec un regard différent, innocent et volontaire en l'occurrence (des traits de caractère sensiblement plus courant chez les gnomes que chez les hommes...). Ainsi peut on se demander si la vision gnomique de notre vie quotidienne, décalée mais en même temps pleine de bon sens, est si stupide que ça. On ira même jusqu'à s'interroger pour savoir qui, de l'homme ou du gnome, est le plus stupide des deux...
     À lire en tous les cas, dans l'espoir d'être un peu plus... gnome ?

Jean-Félix LYON
Première parution : 1/5/1997 dans Bifrost 5
Mise en ligne le : 20/2/2004


 

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