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Dosadi

Frank HERBERT

Titre original : The Dosadi Experiment, 1977

Cycle : Bureau des sabotages  vol. 2

Traduction de Guy ABADIA
Illustration de Jackie PATERNOSTER

LIVRE DE POCHE (Paris, France), coll. SF (2ème série, 1987-) n° 7287
Dépôt légal : mai 2007
448 pages, catégorie / prix : 8,00 €
ISBN : 978-2-253-11319-5   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Sur Dosadi, il ne reste qu'une ville, Chu. Elle compte plus de quatre-vingt-dix millions d'habitants et autour de ses murs, sur la Bordure, s'en pressent au moins trois fois autant. Le reste de la planète est désert. Parce que le sol, les plantes et les animaux, l'air et l'eau contiennent des poisons pour les deux races intelligentes qui peuplent Chu, les humains et les Gowadchins. Le seul espoir de survie réside dans les usines purificatrices de Chu.
     Les habitants de Dosadi ne voient jamais les étoiles. Leur ciel est laiteux. Surpopulation, mort facile, confinement : Dosadi, c'est l'enfer. Cerné par le Mur de Dieu. Mais qui joue à Dieu ? Quelle expérience monstrueuse se déroule depuis des générations sur Dosadi ? C'est ce qu'aimerait découvrir Jorj McKie, envoyé extraordinaire du Bureau du Sabotage et ami d'une étoile Calibane. Et aussi Keila Jedrik, native de Dosadi et bien décidée à s'en sortir.
     Par l'auteur de Dune, un roman où la puissance d'évocation rejoint le machiavélisme de l'intrigue.
 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition Robert LAFFONT, Ailleurs et demain (1980)


 
     A NE RATER SOUS AUCUN PRETEXTE

     C'est un texte de la qualité de Dune, dans une tonalité et un style différents. Il se rattache, pour l'arrière-plan, ainsi que par la récurrence de certains thèmes et du héros, à l'univers de L'Etoile et le Fouet (Laffont) : on y retrouve le BuSab, les Calibranes, etc. Mais, par d'autres aspects, il renvoie à la thématique de Et l'Homme créa un Dieu (Titres SF 79). Comme toujours, chez Herbert, se mêlent deux veines, en apparence hétérogènes mais que la dynamique du récit met en relation de synergie. D'un côté, une philosophie (politique ?) de l'action articulée sur une donnée écologique à la dimension de l'Univers. Cela lui permet d'accréditer d'une manière à la fois poétique et argumentative des « lois ». Il s'appuie pour cela sur l'utilisation d'extraits de « livres » donnés en exergue à chaque chapitre, puis repris dans le courant de l'action, des dialogues. De l'autre, une « histoire » avec des personnages dont les motivations ne sont pas explicitées, ou bien de manière si parcellaire que nous (lecteurs) sommes à chaque fois surpris sans que la cohérence soit le moins du monde mise en doute. En même temps, les personnages semblent n'être que les « instruments » de ces fameux « principes » ou « lois ». Mais on échappe aux pièges du roman à thèse en ceci que les thèses en question sont de type oraculaire, irréductibles à une idéologie nette. (Au moins dans leur formulation, et leurs « effets de texte ». La question de l'idéologie de Herbert comme écrivain, je ne l'aborderai pas. Je renvoie à la préface du Livre d'Or de Herbert, par G. Klein pour une version possible). Comme dans les contes de fées ce qui est prédit arrive, il n'arrive que ce qui a été prédit. Mais, comme dans les romans policiers, ce qui est apparent est un leurre. L'histoire, dans ce livre, ne se raconte pas. Il serait stupide de l'extraire de son contexte émotionnel/philosophique pour exhiber un squelette sans intérêt. Ce que l'on peut dire c'est qu'elle est habilement menée vers le point où le pathétique et le métaphysique s'harmonisent, dans le cadre d'une action complexe mais jamais confuse. Et l'on n'oubliera pas de sitôt la forme dosadi de l'humour, si différente de la prolixité lyrique de la série de Dune ; si proche de l'humour des koan du Zen. Un ouvrage-diamant, sans défaut : un livre où s'enliser lentement. A déconseiller aux dévoreurs de pages, à lire lentement, en laissant pénétrer l'imagination par tous les pores.
 

Roger BOZZETTO
Première parution : 1/2/1980
dans Fiction 306
Mise en ligne le : 21/6/2009


Edition POCKET, Science-Fiction / Fantasy (1985)


     Dosadi est une planète dure ; tout y est empoisonné. La méfiance, la défiance et la vigilance y sont de rigueur. Dosadi, c'est aussi une enclave, un champ d'expérience — une ville et sa bordure — que le « Gouvernement Fantôme » étudie : interpénétration de deux races, jeu des pouvoirs, trafic de corps neufs...
     « La violence est indissociable de Dosadi ». Cela tranche avec le reste de l'univers. La psychologie Dosadi se substitue à la psychologie Co-Sentiente. Dénuée de toute mollesse, elle s'impose. Que va-t-il sortir de ce brassage ? Les Dosadis ne sont pas naïfs, eux...
     Le roman est extrêmement dense et déroutant, mal servi au début par la mise en place lente et un peu lourde d'un décor compliqué dont les subtilités apparaîtront par étapes, mais pas toutes. Beaucoup d'éléments resteront dans l'ombre et, lorsque éclatera le dénouement, le lecteur ne sera pas sûr d'avoir tout compris, à l'image des personnages eux-mêmes. Aucun n'échappera aux diverses manipulations occultes dont la plus importante n'épargnera pas le lecteur : celle de l'écrivain, Frank Herbert...
     « Les coupables sont innocents... Donc les innocents sont coupables. »
     Dosadi, c'est la logique piégée.

Éric SANVOISIN
Première parution : 1/2/1985
dans Fiction 359
Mise en ligne le : 1/10/2003

Critique de la série par Bertrand BONNET

 

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