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Les Anges mordent aussi

Sophie JOMAIN


Cycle : Felicity Atcock vol.


Illustration de Cécilia CORREIA

J'AI LU (Paris, France), coll. Darklight n° 10627
Dépôt légal : décembre 2013
320 pages, catégorie / prix : 6,90 €
ISBN : 978-2-290-07242-4   



    Quatrième de couverture    
     « J’ai vraiment pas de bol, il aura suffi d’une morsure, d’une seule, pour que je me retrouve embarquée dans une histoire sans queue ni tête. Je ne sais pas exactement comment ça a commencé, et je ne sais pas non plus de quelle manière tout cela va finir. Quoi qu’il en soit, celui qui fera en sorte que les jeunes vampires arrêtent de s’enterrer dans mon jardin, sera mon héros. Et si en plus il est beau, riche et intelligent, je ne me plaindrai pas ! Je veux retrouver ma vie d’avant, tranquille et... ennuyeuse à mourir. »

     Après avoir exercé le métier d'archéologue pendant quelques années, Sophie Jomain s'est découvert une passion dévorante pour l'écriture. Depuis le succès de sa première série fantastique Les étoiles de Noss Head, elle n'a eu de cesse d'être saluée unanimement par la critique.
 
    Critiques    
     Surfant sur la mode du made in France, les éditions J'ai lu nous proposent une série écrite par Sophie Jomain, précédemment parue chez l'éditeur Rebelle. Le personnage principal, Felicity Atock — une jeune anglaise végétarienne — possède un don certain pour se fourrer dans les pires ennuis en raison de son incapacité à dire non. Dans ce premier tome, Les anges mordent aussi, assumant à la perfection son rôle de bonne copine, la demoiselle accompagne à Londres Daphné, son amie française, à un rendez-vous avec un type rencontré sur internet. Alors qu'elle pensait uniquement jouer les chaperons et s'ennuyer au bar, notre héroïne va plonger jusqu'au cou dans la guerre éternelle du Bien contre le Mal.

     Si Felicity est anglaise et vit à Bath, sa créatrice est bien française et l'histoire se révèle truffée de références à la Mère Patrie. Le contenu manque donc de ce je-ne-sais-quoi que possèdent les romans de bit-lit anglo-saxons et qui rend accro le lectorat amateur du genre. Passé un premier temps d'adaptation — on fait rapidement le deuil de ce qu'on ne trouve pas — , l'intrigue s'avère parfaite pour passer un bon moment de détente et découvrir le charme de notre production locale.
     Dans la lignée des héroïnes de Charlaine Harris, Felicity vivote gentiment dans son patelin de province quand un évènement la propulse au cœur du monde surnaturel, sans pour autant altérer son train-train quotidien. Eh oui ! Les factures ne disparaissent pas subitement, juste parce qu'on est pris par des enjeux supérieurs. N'ayant rien d'une superwoman, la jeune femme se débat pour garder la tête froide et sortir ses amis du pétrin. Seules l'astuce, la débrouillardise et une particularité bien utile — impossible pour les vampires de l'hypnotiser — vont l'aider dans son entreprise... Et bien sûr, un ou deux types très sexy — et pas forcément humain — que Felicity semble attirer comme des mouches. Les amateurs de câlins seront à la fête, et comme d'habitude, les autres trouveront que la demoiselle devrait éviter d'enlever ses vêtements trop souvent. Bref, quand on aborde un roman de bit-lit, on prend toujours le risque de plonger plus qu'on ne le voudrait dans l'intimité de l'héroïne.
     Si le quotidien de la jeune femme s'avère franchement monotone, côté personnage, Sophie Jomain ne pratique aucune ségrégation envers les différents types de populations surnaturelles. Nous retrouvons pêle-mêle vampires, anges, démons et autres bêtes à poils sans que la frontière soit bien définie entre qui combat pour le Bien et qui adhère au camp adverse. Les règles restent assez obscures et nous découvrons en même temps que l'héroïne qu'une paire de crocs, un goût certain pour le sang et la luxure ne veulent pas forcément dire que son propriétaire a une carte de membre de l'Enfer.
     L'intrigue demeure simple même si la demoiselle piétine en raison de sa méconnaissance du milieu. Et si l'ensemble est un brin fouillis — toutes les pistes explorées donnent le tournis — , le ton est relevé, car Felicity sait autant se moquer d'elle-même que rabattre le caquet de ses prétendants...
     En conclusion, voici un agréable roman sans prétention mêlant humour et romance qui s'avérera, à n'en pas douter, un excellent investissement pour accompagner vos séances de farniente cet été.

Nathalie TELL
Première parution : 7/7/2014 nooSFere


 

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