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Ange mémoire

Robert Charles WILSON

Titre original : Memory Wire, 1987

Traduction de Gilles GOULLET
Illustration de Tristan MEUDIC

GALLIMARD (Paris, France), coll. Folio SF n° 303
Dépôt légal : mars 2008
336 pages, catégorie / prix : F9
ISBN : 978-2-07-034349-2   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Raymond Keller est un Ange : tout ce qu'il voit est enregistré dans une puce reliée directement à son cortex cérébral. Tenu à l'objectivité, il se veut une machine dénuée de sentiments. Sa nouvelle mission l'envoie au Brésil, au cœur de la forêt amazonienne, en compagnie de Teresa Rafael, une artiste désœuvrée, et de Byron Ostler, un Ange qui a définitivement renoncé à son câblage. Ils doivent y récupérer un onirolithe, une mystérieuse pierre extraterrestre aux propriétés hors du commun. Mais cela ne sera pas sans danger, d'autant que cette plongée au cœur des ténèbres sera aussi l'occasion d'explorer un territoire chaotique : la mémoire, les souvenirs perdus...

     Dès son deuxième roman, écrit en pleine vague cyberpunk — genre auquel on peut rattacher Ange mémoire — , Robert Charles Wilson fait montre d'un talent annonciateur des grands romans à venir.

     Né en 1953 en Californie mais vivant aujourd'hui à Vancouver, Robert Charles Wilson s'est imposé comme l'une des têtes de file de la science-fiction canadienne avec des romans tels que Mysterium, BIOS, Darwinia, Les Chronolithes ou Spin qui lui ont valu de nombreux prix littéraires, dont le prestigieux prix Hugo.
 
    Critiques    
[Critique commune à Ange mémoire et Mysterium]
     Suite au succès de Spin, qui reçut le prix Hugo en 2006, nous arrivent les premiers romans inédits de Wilson. La Cabane de l'aiguilleur, dans le volume omnibus Mysterium, et Ange mémoire, sont respectivement ses premier et deuxième romans. Si leurs thèmes sont assez anecdotiques, on retrouve d'emblée cette approche qui n'appartient qu'à lui, centrée sur les personnages. L'intrigue est au service moins de l'histoire que de la psychologie des protagonistes centraux, qu'elle permet de révéler progressivement.

     Ainsi, dans La Cabane de l'aiguilleur, l'originalité du roman tient dans le choix du contexte, à savoir la Crise de 1929. On y décrit merveilleusement le sort des miséreux jetés sur les routes et traqués par la police ou les milices méfiantes envers les vagabonds, ainsi que le caractère pudibond et guindé des travailleurs des petites bourgades. L'irruption de deux êtres au comportement étrange, manifestement venus d'ailleurs, et qui cherchent à se rejoindre, ne peut que faire entrer en ébullition tout ce petit monde pétri de peur, d'envie et de suspicion. Travis Fisher et Nancy Wilcox, confrontés à l'inconnu, sont forcés de choisir leur camp, ce qui ne va pas sans mal quand, comme Travis, on a nécessairement gardé quelques mauvais côtés des préjugés dans lesquels on a baigné.

     A l'inverse, Ange mémoire, que publie Folio « SF » (un inédit en poche, voilà qui mérité d'être salué !), présente une idée originale sur une trame classique : la quête d'une pierre extraterrestre, l'onirolithe, aux propriétés mémorielles proprement extraordinaires puisqu'elle restitue les souvenirs des personnes entrant en résonance avec elle. Le héros est un Ange, un mercenaire plus tout à fait humain car son cortex, grâce à une puce, enregistre de façon objective tout ce qu'il voit. On comprend que Keller (l'Ange en question) se contraint à cette objectivité pour cesser d'éprouver des sentiments. Ostler, qui lui confie la mission, a pour sa part renoncé à ce câblage et agit dans le but d'aider Teresa, l'artiste de son cœur, capable de se servir de la pierre, afin de la faire renoncer à la drogue avant qu'il ne soit trop tard. Dans ce roman qui évite les poncifs du cyberpunk, il ne manque ni espions, ni courses-poursuites épiques, mais la pierre n'est que le prétexte à révéler les blessures secrètes de ces trois personnages.

[...] 1

Notes :

1. Le reste de la chronique est consacré à Mysterium et n'est pas reproduit ici. [note de nooSFere]


Claude ECKEN (lui écrire)
Première parution : 1/7/2008 dans Bifrost 51
Mise en ligne le : 21/9/2010


 

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