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Anasdahala

Jérôme CAMUT


Cycle : Malhorne  vol.


Illustration de Philippe BOUVERET

BRAGELONNE (Paris, France) n° (128)
Dépôt légal : octobre 2005
512 pages, catégorie / prix : 20 €
ISBN : 2-915549-52-4   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Londres : le corps d'un jeune homme assassiné est découvert dans les bas-fonds de la ville. La communauté scientifique est stupéfaite. Il s'agit d'un néanderthalien, une race humaine éteinte depuis près de 40000 ans ! D'où vient-il ? Quel est ce prodige ?
     Europe continentale : des milliers d'hommes et de femmes disparaissent mystérieusement, rayés de la surface de la Terre. Certains d'entre eux sont retrouvés morts ou à moitié fous, une croix solaire tatouée sur le ventre.
     Existe-t-il un lien avec le massacre des cathares par l'Inquisition au XIIIème siècle ?
     Alors qu'Ilis, Franklin et leurs compagnons se sont volatilisés dans le désert turc, la quête initiée par Malhorne continue, menée simultanément par la fondation Prométhée, la police européenne et les émissaires du Vatican.
     Et un mot, un mythe, une réalité extraordinaire, revient sans cesse : l'Aratta.
     Dans ces lieux où se mêlent tous les possibles, où rôdent tous les dangers, Ilis va s'approcher de la vérité — religions, croyances, légendes — et toucher les plus anciens secrets de l'humanité...

     Jérôme Camut, né en 1968, écrit des scénarios pour le cinéma et la télévision. Thriller historique, aventure philosophique, critique de la civilisation, voyage vers l'ailleurs, Malhorne est une tétralogie visionnaire, remarquablement documentée, dans la foulée de Bernard Werber, et aussi efficace qu'un best-seller anglo-saxon. Ce troisième tome livre enfin des réponses et ouvre des voies nouvelles que vous n'imaginiez pas !
 
    Critiques    
     Le second volet de Malhorne, Les Eaux d'Aratta, se terminait sur ces propos sibyllins : « Les sept sont à nouveau réunis ! Le temps du voyage est revenu. » Le présent tome s'ouvre sur les retrouvailles entre Franklin, l'ethnologue qui a découvert la première statue de Malhorne en forêt amazonienne et « Bout de chou », le bébé qu'il a soustrait aux griffes de Craig, il y a vingt ans et qui est devenue Ilis, une jeune femme.
     Dans le désert du sud de la Turquie, à la frontière syrienne, Ilis et son groupe veulent échapper aux hommes de la Fondation Prométhée. Elle manipule la sphère découverte dans les fouilles sumériennes et fait appel à l'Aratta, avec les quelques souvenirs qui lui reviennent. Et soudain, tout le groupe de fuyards disparaît, comme dans un cyclone. Mais, l'inexpérience d'Ilis, l'incompréhension de ses compagnons amènent à une dispersion. Ils se retrouvent séparés, sans notion de lieux ni de temps. Chacun, au sortir de la bulle d'eau, de se retrouver dans des endroits, (des mondes ?) différents.

     C'est à suivre les parcours des uns et des autres que nous convie l'auteur. Tout en apportant quelques réponses aux multiples interrogations que l'on se pose depuis le début de la saga Malhorne, il multiplie les données et situations nouvelles. Il ne lésine pas sur la quantité et sur la qualité pour incorporer de nouvelles pistes, de nouvelles enquêtes qui semblent sans rapport entre elles. Ainsi, il introduit : les faits et gestes d'un certain Zagul, qui observe le monde qui l'entoure, il y a quarante mille ans ; les interrogations de la police londonienne qui bute sur un mystère de « chambre close » avec des apparitions et disparitions inexpliquées au plein milieu de la banlieue... Denis Craig, le créateur de la fondation Prométhée, intensifie encore la course contre la montre qu'il mène depuis plusieurs décennies lorsqu'il apprend qu'il est atteint par un cancer qui lui laisse peu de temps. Et puis, le Vatican se remet en scène, détenteur de secrets séculaires, comme celui concernant Archald le nazaréen...
     Et l'on n'est pas, je vous l'assure, au bout de nos surprises !

     Depuis le début de sa trilogie, qui devient une tétralogie, Jérôme Camut articule son intrigue et le développement de celle-ci autour de l'eau, de sa condition sine qua none à la vie terrestre. Il introduit un niveau supplémentaire, dans le présent roman, avec le pouvoir de l'Aratta, le pouvoir de l'eau, de sa présence et de sa circulation sur et sous la croûte terrestre, offrant ainsi des possibilités de fiction innovantes. Le chiffre sept et l'heptagone sont également une référence dans la saga. Tout va par sept, avec toute la symbolique qui s'y rattache.

     Malhorne est un véritable livre univers sur une large échelle de temps. Il prend en compte le monde antique, préhistorique, notre société occidentale depuis le moyen âge et se projette jusqu'en 2029. Cette fresque multimillénaire est comme un rassemblement de quelques grandes demeures, aux innombrables pièces, reliées les unes aux autres pour une cohérence globale, mais où, chacune est agencée pour une situation particulière, une histoire. On découvre ainsi une richesse d'actions, de coups de théâtre et rebondissements se rapportant à diverses intrigues qui restent à croiser. L'auteur intègre des réflexions et des annotations sur des sujets les plus divers, mais qui tous concernent notre état d'humain, notre existence passée et notre probable futur. Ainsi, il nous fait aborder la disparition inexpliquée de l'Homme de Neandertal, la haine de l'Eglise Catholique pour les Cathares, le poids économique de l'eau et bien sûr, ce qui touche à l'environnement avec le gaspillage des richesses naturelles et le saccage de la Terre par l'homme.

     Avec Anasdahala, Jérôme Camut donne un aspect plus science-fiction que fantastique, reprenant un des concepts fondateurs du genre, (Je vous laisse le soin de le découvrir) fort bien amené dans l'intrigue et assez surprenant.

     Ainsi, Malhorne, dans ses différents volumes, réunit en une seule histoire la SF et de fantastique, la fresque historique, la découverte de secrets enfouis, la tension d'un thriller, la recherche initiatique et une vision d'un futur pas vraiment réjouissant, pour donner une saga captivante. Attention toutefois, car il y a risque de nuits écourtées !
     Un nouvel auteur se révèle, qui rappelle par certains côtés l'émergence d'un Pierre Bordage. Souhaitons qu'il fasse une aussi brillante carrière !


Serge PERRAUD
Première parution : 12/12/2005 nooSFere


 

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