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L'Arche de la rédemption

Alastair REYNOLDS

Titre original : Redemption Ark, 2002

Cycle : Les Inhibiteurs  vol.

Traduction de Dominique HAAS
Illustration de Chris MOORE

PRESSES DE LA CITÉ (Paris, France)
Dépôt légal : septembre 2004
780 pages, catégorie / prix : 21,50 €
ISBN : 2-258-06355-8   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Nous sommes au début du XXVIIè siècle...
     Cinquante ans plus tôt, une intervention humaine a déclenché un antique système inhibiteur destiné à signaler l'émergence d'une vie intelligente. Les Inhibiteurs attendaient cela depuis des millions d'années...

     Après L'Espace de la Révélation (Presses de la Cité, 2002) — « un roman visionnaire... une virtuosité indéniable... une révélation », Le Monde — et La Cité du Gouffre (Presses de la Cité, 2003) — « le renouveau du space opera européen », L'Express -, L'Arche de la Rédemption est le troisième volet d'une trilogie (en quatre volumes... mais nous sommes dans le domaine de la science-fiction !) marquant l'irruption d'une nouvelle étoile du genre, qui mêle avec bonheur cyber punk, space opera et hard science.
     Le lecteur y retrouvera, outre les principaux personnages des deux tomes précédents, la cosmogonie qui est la marque des vrais créateurs. On va de monde en monde, et le voyage prend des dizaines d'années, mais qu'importe : on traverse l'espace en caisson de cryosomnie !

     Né en 1966 au pays de Galles, Alastair Reynolds est titulaire d'un doctorat en astronomie. Il réside à Leyde, aux Pays-Bas, où il travaille comme astrophysicien pour l'Agence spatiale européenne.
 
    Critiques    
     On avait gardé un agréable souvenir des deux premiers tomes de la série, L'espace de la révélation et La cité du gouffre. Pour un auteur débutant, c'étaient des romans imposants, plutôt bien maîtrisés, qui tenaient en haleine de longues heures et offraient un divertissement assuré. Cette formule plaisait ? Qu'à cela ne tienne, Alastair Reynolds continue sur la même voie : action grand écran, mystères à résoudre, hard science, complots politiques, tout s'entremêle une nouvelle fois pour le plus grand plaisir des lecteurs. Lesquels devront tout de même s'accrocher puisque, après les 708 pages du premier tome et les 698 du deuxième, ce troisième en compte 780 ! Là réside sans doute la faiblesse globale de la trilogie : sa taille. En effet, bien que Reynolds ait un champ d'action particulièrement vaste, que les multiples intrigues dont il émaille ses récits requièrent de la place, on a tout de même l'impression qu'il veut trop en rajouter, ce qui aboutit parfois à l'effet inverse de celui escompté : on a tellement d'informations à assimiler qu'au lieu de s'immerger complètement dans son univers, on en perd une bonne partie. De ce fait, L'arche de la rédemption fonctionne moins bien que les précédents romans de la série, beaucoup plus prenants et équilibrés que celui-ci. Néanmoins, les amateurs de romans-fleuves y retrouveront tout ce qui a fait la renommée d'Alastair Reynolds et ne s'ennuieront pas une seconde.

Bruno PARA (lui écrire)
Première parution : 14/11/2004 nooSFere


     Les séries sont décidément très à la mode ces temps-ci ! Il semble que tout auteur qui se respecte doive déborder d'idées au point que seule une kyrielle d'épais volumes peut rendre justice à la richesse et à la qualité de son imagination. Nous avons longtemps espéré qu'A. Reynolds échapperait à la fatalité et que, bien qu'annoncés comme une trilogie, ses romans ne tomberaient pas dans les clichés du genre. Si L'espace de la révélation puis La cité du gouffre évitèrent l'écueil, force est bien de constater qu'avec L'arche de la rédemption, les choses se gâtent un peu. Evolution naturelle de l'auteur ? Influence des éditeurs ? Raisons mercantiles ? Tant de forces obscures ont pu pousser l'artiste à « remixer » dans cette dernière création les éléments des deux tomes précédents...

     Nous retrouvons donc Khouri, Ilia et leur vaisseau spatial : le Spleen de l'infini. Ses soutes sont toujours pleines des armes de classe infernale que d'autres veulent s'approprier. Nous retrouvons aussi les inhibiteurs, ces machines insensibles qui détruisent la vie au fur et à mesure qu'elle apparaît dans la galaxie. Mais quel est leur rôle exact ? Voilà l'une des grandes questions auxquelles il sera répondu dans ces 775 pages. Sylveste, qui hante chaque interligne du récit depuis l'Hadès où il a été englouti, sera-t-il le salut suprême ? Voilà en revanche une interrogation qui, n'en doutons pas, trouvera sa réponse dans le prochain volume !
     Un grand nombre de personnages, chacun avec sa personnalité, ses joies et ses problèmes. Un passé riche et complexe dans L'espace de la révélation et La cité du gouffre, un présent riche et complexe, un futur qui s'annonce tout aussi riche et complexe. Nouveautés et surprises fourmillent dans le même colis. Il y a d'abord Antoinette Bax qui commence par rendre les honneurs funèbres à son père en le jetant dans l'atmosphère d'une géante gazeuse. Puis, elle se trouve malgré elle mêlée à un conflit qui la dépasse mais auquel elle prend part avec courage. Il y a aussi Skade, la conjoineur, qui poursuit les buts du nid maternel ou peut-être ceux de la Demoiselle (rencontrée dans La cité du gouffre). Elle veut retrouver ces armes infernales qui ont été construites grâce à un message venu du futur. Dans quel but ? C'est ce qu'a deviné Clavain, lui, le véritable héros. Comment rejoindra-t-il le Spleen de l'infini avant Skade qui se déplace presque à la vitesse de la lumière grâce à un système de suppression d'inertie ?

     Pourtant, à côté de ce foisonnement d'idées, des déceptions venant tout droit des contraintes de la série. Citons par exemple les personnes qui ressuscitent, les liens de filiation utilisés comme ressort de l'histoire, une tendance au rebondissement gratuit qui finit par faire douter de tout et une fin tellement ouverte sur la suite qu'elle nous fatigue.

     Alastair Reynolds a tant de talent et d'idées ! Pourquoi, le succès aidant, change-t-il son fusil d'épaule au risque de tomber dans la médiocrité des séries B ? Après une attente teintée d'impatience, L'arche de la rédemption est donc une relative déception. Même si malgré tout l'histoire reste réussie, des ombres entachent cette nouvelle œuvre d'un auteur qui aurait pu rester très bon.

Antoine ESCUDIER (lui écrire)
Première parution : 13/2/2005 nooSFere


     L'Arche de la rédemption est le troisième et avant-dernier volume de la « trilogie » d'Alastair Reynolds (« une trilogie en quatre volumes... mais nous sommes dans le domaine de la science-fiction... » dit la quatrième de couverture !) pareil à ceux qui sont ennuyeux parce qu'ils retranscrivent les épisodes précédents tout en posant quelques repères pour le dernier tome. Pas de ça ici. Ceux qui ont lu les deux premiers volumes au rythme de parution des grands formats ont peut-être oublié leur contenu... Qu'ils ne s'inquiètent pas : les informations nécessaires sont distillées en temps voulu et permettent de comprendre l'action au fur et à mesure de son déroulement...

     Et de l'action, il y en a : alors que les Araignées et les Demarchistes sont en guerre, les Ultras et les Porkos se déchirent et la pourriture grise s'étend. Mais tout le monde parviendra à s'unir contre l'ennemi commun : les Inhibiteurs ou les Loups, suivant votre camp ; un ennemi impitoyable qui doit empêcher les humains d'essaimer dans la galaxie. Ceux qui veulent sauver les hommes disposent d'armes de forte puissance et du moyen de modifier la force d'inertie. Entre space opera et hard science (pour reprendre une nouvelle fois la quatrième de couverture), Reynolds nous offre tantôt les réflexions des personnages sur leur rôle, tantôt les morceaux de bravoure indispensables qui emportent le lecteur au point qu'il peut oublier, par exemple, que lesdits personnages sont davantage identifiables par leur nom que par leur personnalité ou leurs tics de langage... Tout comme il peut oublier de se poser trop de questions sur cette interdiction d'essaimer (pourquoi ? pour qui ?). Ainsi même si le livre est lourd (à peu près un kilo), il se lit vite et le lecteur se demande comment tout cela va finir...

     Un bon livre pour la plage, les neiges ou les longs trajets.

Noé GAILLARD
Première parution : 1/3/2005 dans Galaxies 36
Mise en ligne le : 16/1/2009


 

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