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Aucune étoile aussi lointaine

Serge LEHMAN



Illustration de PIX

J'AI LU (Paris, France), coll. Science-Fiction (2001 - 2007) n° 5611
Dépôt légal : janvier 2001
352 pages
ISBN : 2-290-30319-4   
Genre : Science-Fiction 



    Quatrième de couverture    
     Depuis l'aube des temps, ils sont les rois de l'espace. Plus vite que la lumière, ils ouvrent des routes nouvelles, découvrent des mondes inconnus. Jusqu'au jour où dans toute la voie commence le temps des tobbogans, ces portes qui permettent de passer en un instant d'un monde à l'autre.
     Mais Arkadih, l'enfant-prince, l'héritier d'une dynastis millénaire d'explorateurs et de pionniers, n'écoute personne. Il sait qu'il sera le plus grand pilote que le monde ait jamais porté.
     Voici l'histoire d'un enfant qui devient un homme en brisant les chaînes de son propre destin. Inspirée des mythes marins et des aventures à la Conrad, une aventure qui retrouve le ton de la légende...

     Né en 1964, Serge Lehman est l'un des meilleurs écrivains français de science-fiction. Auteur d'une dizaine de romans et d'une soixantaine de nouvelles, il est aussi critique littéraire à L'Humanité. Après la trilogie F.A.U.S.T., Grand Prix de l'Imaginaire en 1997, il propose ici un opéra de l'espace qui est aussi un grand roman initiatique.

    Prix obtenus    
Ozone, roman de Science-Fiction francophone, 1999
Bob Morane, roman français, 1999

    Cité dans les Conseils de lecture / Bibliothèque idéale des oeuvres suivantes :    
Association Infini : Infini (3 - liste francophone) (liste parue en 1998)
 
    Critiques    
     Arkadih Tomekin rêve d'être un jour pilote. Plus que cela, son éducation et les conseils qui lui sont prodigués l'ont programmé pour le devenir. C'est alors que tous ses espoirs vont être brisés par l'installation dans sa ville d'un toboggan – gigantesque porte à travers l'espace. Heureusement, l'Anubis – antique vaisseau enfoui sous les sables de Murmank – veille. L'enfant apprendra très vite que son destin est déjà tracé, un destin qui le conduira dans les étoiles, à la poursuite d'une arme vivante vouée à la destruction de tout ce qui vit.

     Avec ce roman, Serge Lehman continue tranquillement à bâtir son univers. On y retrouve des éléments déjà introduits dans ses précédents ouvrages, ainsi que de nombreuses nouveautés. Toutefois, il n'est pas nécessaire de connaître cet univers pour pouvoir pleinement apprécier Aucune étoile aussi lointaine. Le livre peut parfaitement être lu isolément.
     Comme à son habitude, Lehman nous conte une histoire passionnante, parsemée de surprises et de rebondissements. Les personnages sont crédibles – on en vient même facilement à identifier l'Anubis à une personne –, voire attachants, et l'intrigue suffisamment complexe pour susciter l'intérêt. Le roman se veut aussi une réflexion sur la solitude et sur la capacité d'un homme à s'y résigner.
     On pourra regretter qu'Arkadih n'ait pas davantage de contrôle sur les événements. Il semble là juste pour vivre et subir toute une série de rencontres et d'aventures. Il y a toutefois de nombreuses scènes marquantes, dont notamment la visite de l'Algue sur Hradek.

     Si ce roman n'est certes pas le meilleur de Lehman (on pourra par exemple lui préférer la série des F.A.U.S.T. publiée au Fleuve Noir), il n'en demeure pas moins un approfondissement fort honorable de son œuvre et un excellent moment de lecture.

Alexandre Stéphane GARCIA (lui écrire)
Première parution : 15/12/2001 nooSFere

 
    Critiques des autres éditions ou de la série    
Edition J'AI LU, Millénaires (1998)


     Le roman débute comme un space opéra classique : un enfant s'éveille à l'amour et aux intrigues de palais, mais rêve de voyages spatiaux... On s'attend à un récit initiatique ordinaire mais dans toute la première partie, l'auteur ne semble pas parvenir à s'intéresser à son personnage, qui demeure parfaitement inconsistant. Alors que l'apparition de portes de transfert interstellaire rend caduque le voyage spatial, le jeune héros se laisse curieusement entraîner dans une absurde quête à bord d'un vaisseau légendaire.
     Finalement, rien de toute cette première partie n'aura la moindre importance par la suite. L'intrigue fait place à la conception d'une cosmogonie confuse, qui nous promet une race ultime déplaisante, et il ne s'agit plus à partir de là que d'une longue quête, dans laquelle le héros va rencontrer toute la panoplie de la faune de l'espace... Il s'en dégage à peu près la même émotion qu'à la lecture d'un catalogue.
     Pourquoi donc n'est-ce pas intéressant ? Il me semble que l'obstacle principal vient du style, très froid, qui à aucun moment n'est lyrique comme le voudrait une telle histoire. L'auteur a beau introduire des contes et légendes qui rythment le récit, aucune de ces histoires à l'intérieur de l'histoire n'est davantage convaincante.
     Bien sûr, chacune des rencontres a une valeur symbolique. Bien sûr, Serge Lehman a construit son récit méthodiquement. Mais le résultat m'a paru brouillon, et à aucun moment je n'ai vraiment réussi à m'y intéresser ni à souhaiter suivre les méandres de cette intrigue pesante…

     Parvenu à la fin du récit, seule la citation de Joseph Conrad qui ouvre le livre m'a fait rêver : L'obscurité lointaine, à l'avant du bateau, semblait une nuit d'un autre monde. Elle contient à elle seule toute la poésie, les promesses et le mystère que je n'ai trouvés à aucun autre moment dans le roman de Lehman.

Pascal PATOZ (lui écrire)
Première parution : 1/10/1998
nooSFere


Edition J'AI LU, Millénaires ()


     Issu d’une longue lignée de navigateurs de l’espace, Arkadih a été élevé en naute destiné à sillonner les étoiles. Mais les temps changent avec l’arrivée des toboggans permettant de se rendre instantanément d’un monde à un autre. Le temps des voyages héroïques est terminé, et pourtant Arkadih continue de rêver des étoiles. Depuis l’âge de dix ans, il entend une voix qui l’incite à partir. Cette voix est celle de l’intelligence artificielle d’un très ancien vaisseau qui emmènera Arkadih dans une longue quête, à la poursuite du noyau, une entité qui menace la vie des sapiens de la galaxie.

     Le récit commence avec l’enfance du héros, ce qui laisse penser que l’on s’achemine vers une histoire assez classique. Mais très vite, les cartes sont brouillées lorsque Arkadih quitte son monde natal et la fille qu’il aime pour partir vers les étoiles. Le voyage ne sera pas aussi exaltant que prévu. Loin de connaître le destin des héros de ses rêves, Arkadih est le prisonnier d’un vaisseau presque omniscient qui se sert de lui dans sa quête millénaire, alors que ce devrait être l’inverse. Arkadih est plus un passager qu’autre chose et ses aventures n’ont finalement guère de relief.

     Cependant le voyage d’Arkadih permet quand même de sacrifier au genre du space opera en visitant des mondes exotiques : l’intérêt du roman n’est pas dans son parcours lui-même, mais plutôt dans ses rencontres et dans les histoires qu’on lui raconte. L’auteur rompt alors avec le cliché du héros et nous emmène sans faille jusqu'à une superbe conclusion, à la fois logique et surprenante.

Frédéric BEURG (lui écrire)
nooSFere


Edition J'AI LU, Millénaires (1998)


     Après le futur proche de la série F.A.U.S.T., Lehman repart pour l'avenir lointain avec un space opera situé à quatre millénaires de notre époque, et pourtant ponctué de références à l'Histoire du futur dans laquelle s'inscrivent toutes ses oeuvres. Héritier de la famille propriétaire (et régnante) de la planète Murmank, Arkadih Tomekin passe au palais une enfance tissée de rêves de nautes, et de cours sur simulateur de vol. Mais l'âge des nautes et des flottes spatiales est passé, et le Toboggan, portail d'un réseau galactique de transmission de matière, débouche sur Murmank avant qu'Arkadi atteigne son adolescence.
     Se fera-t-il commerçant, ou trouvera-t-il contre toute attente un vaisseau spatial prêt à l'emmener à travers la Voie Lactée pour une quête ponctuée de rencontres surprenantes et de batailles haletantes ? Question rhétorique. Le genre exige le vaisseau, quitte à céder à la nostalgie technologique, quitte à faire de l'humain un appendice — d'une discutable utilité — d'une machine plus intelligente que lui. Arkadih s'épanouira comme diplomate-enquêteur, alors que son vaisseau et lui parcourent les franges galactiques à la poursuite d'un ennemi mécanique vieux de trois cents siècles, le Noyau, un astronef voué à la destruction du vivant et légué par l'Avatar, la même force obscure qui a lâché les Hifiss contre les sapients.

     S'inscrivant dans un genre, Lehman multiplie les hommages plus ou moins ciblés à sa tradition. Empires galactiques, distances historiques vertigineuses, et vaisseaux spatiaux encore en état de marche après des millénaires appartiennent au fonds commun. On pense au Van Vogt de La Faune de l'Espace quand se multiplient les rencontres avec des extra-terrestres de plus en plus exotiques, et au Saberhagen de la série des Berserkers à propos du Noyau, une machine qui parcourt l'univers pour torturer les êtres vivants (physiquement et mentalement). On pense aussi à leur héritiers plus récents : le Greg Bear de Héritage pour l'algue pensante, et surtout Iain M. Banks, autant pour le vaisseau intelligent qui n'emporte un équipage humain que parce qu'il veut bien, que pour une poignée d'autres détails, comme la présentation des signaux échangés avec l'Omnium ou l'arcologie de la Porte de Dante.
     Tout cela est emmené avec maestria, peuples et lieux portent des noms claquants et poétiques (même si l'onomastique de Murmank n'approfondit pas son aspect russifiant), le rythme ne faiblit jamais, et les scènes d'action sont cadencées par des récits qui, mythiques ou vécus, soulignent le tempérament de conteur de l'auteur. Règle du genre aussi, les révélations et les coups de théâtre se succèdent avec une ampleur sans cesse croissante, pour un final de dimensions galactiques. Un travail brillant, qui sacrifie néanmoins l'originalité à la virtuosité.

     Sous cette surface, Lehman raconte une histoire qui dévie quelque peu de la norme du space opera. Le space opera classique, comme beaucoup de fantasy classique, s'il n'est pas pur voyage extraordinaire (La Faune de l'Espace), adopte souvent l'intrigue de l'héritage à (re)conquérir, de l'enfant trouvé qui est en fait le prince légitime du royaume, ou du roturier qui conquiert la main de la fille du roi (cf. Les Rois des Etoiles, d'Edmond Hamilton).
     C'est l'inverse qui se produit pour Arkadih Tomekin : on peut se demander dans les premiers chapitres du roman si le cadet « royal » de Murmank va se battre pour déposséder sa soeur du titre promis à celle-ci en héritage. Et non. Arkadih reste fidèle à ses rêves d'enfant : il veut se battre et explorer. Résultat, il semble ne jamais atteindre, ou trop tard, sa maturité affective ; et si le space opera classique passait par-dessus de tels détails sans en faire le moindre cas, le héros de Lehman en souffre constamment. Vivre en naute, c'est renoncer à la vraie vie, pour viser un objectif qui se dérobe constamment — au propre comme au figuré. De même que le Noyau, déjà reparti dans son errance, ne se trouve jamais à sa dernière escale connue, le bonheur ne se trouve pas dans les batailles spatiales ou les négociations (réussies) avec des étrangers ahurissants. Pas plus que l'amour dans les bras des filles conciliantes fabriquées sur mesure par les ateliers du vaisseau.
     Si Lehman a écrit le livre sucré et calorique que son moi adolescent aurait aimé dévorer, il l'a épicé d'une pointe d'amertume et de doute. Mais on déguste sans prendre de pause.

Pascal J. THOMAS (lui écrire)
Première parution : 1/12/1998
dans Bifrost 11
Mise en ligne le : 10/2/2001


Edition J'AI LU, Millénaires (1999)


     Que cela soit clair dès les premières lignes de cette critique : je ne connais pas bien la science-fiction. Les grands maîtres m'échappent, les nouveaux princes me laissent pensif (à l'exception de Laurent Genefort — ça y est, je l'ai placé !) et j'ai le plus grand mal à saisir les concepts physiques, cosmiques ou philosophiques qui animent certains des auteurs les plus talentueux de ces cinquante dernières années. Que voulez-vous, on n'a pas été biberonné à La Guerre des Étoiles sans que cela laisse des traces. Les monolithes et autre paraboles sub-luminiques à intervaricosité quantique, ça perturbe un peu lorsque l'on applaudit au « wiiiiii-zap-blank-fais-confiance-à-la-force-Luke » des space opera filmiques.
     Alors, lorsque je me suis mis à la lecture de ce volume conséquent de Serge Lehman (qui me plaît beaucoup par ailleurs), ce ne fut pas sans une certaine appréhension. Angoisse rapidement envolée au rythme d'une histoire universelle, baignée d'échos philosophiques et de réflexions scientifiques (auxquelles je n'ai bien entendu rien compris, mais c'est pas grave, elles ne constituent guère qu'un élément de décor...). Comptant l'aventure d'un jeune garçon bien décidé à devenir pilote à l'aube d'une ère nouvelle où des « toboggans » bannissent à jamais les longs voyages à bord de vaisseaux, Aucune Étoile Aussi Lointaine devient peu à peu une recherche du Graal où le personnage principal autant que son vaisseau (une entité quasi intelligente qui tente de remplir une mission débutée des centaines d'années plus tôt) découvrent leur personnalité et apprennent que l'univers change autour d'eux. Des certitudes seront ébranlées, des dogmes mis à mal et finalement le tissu même de la réalité sera transformé par la quête du pilote et de son vaisseau.
     Parfois un peu longuet, souvent passionnant, toujours interpellant, le roman de Lehman est également un étrange manifeste pour la tolérance et le respect des autres sans pour autant tomber dans le travers de l'histoire pontifiante ou professorale.
     Une réussite donc, qui aurait peut-être pu être raccourcie d'une cinquantaine de pages pour devenir un véritable chef-d'œuvre.

Christophe CORTHOUTS
Première parution : 1/3/1999
dans Phenix 50
Mise en ligne le : 3/11/2003


Edition J'AI LU, Millénaires (1998)


     Dès la première lecture, Aucune étoile... apparaît comme le résultat d'un ensemble de désirs et de défis littéraires rigoureusement construits. On sait que Lehman poursuit depuis quelque temps une réflexion sur « l'écrivain qui s'exprime en lui ». C'était particulièrement vrai dans F.A.U.S.T 3, superbe mise en abyme des deux précédents. Mais, malgré cette dimension d'interrogation, Aucune étoile... est d'abord un excellent roman de quête orienté vers le plaisir du lecteur.

     Le livre raconte l'histoire d'Arkadih, un enfant qui voulait être Naute et piloter des vaisseaux entre les étoiles. Mais l'invention du toboggan instantané entre les planètes semble réduire cette ambition à néant. Sauf que... L'enfant entend une voix qui lui parle dans sa tête — celle de la personnalité d'un vaisseau mythique, enfoui sous des tonnes de rochers, qui attend un pilote pour poursuivre sa mission. Ensemble, l'adolescent et le vaisseau vont traquer aux quatre coins de l'univers connu un artefact censé être ultra-dangereux, abandonnant au passage la jeune femme qu'Arkadih aurait pu aimer... Les héros de Lehman ont décidément des problèmes avec la gent féminine !

     L'histoire saute de lieux exotiques en lieux plus exotiques encore — moins vite que la lumière, ce qui nous vaut de longs dialogues avec l'intelligence du vaisseau pour meubler le voyage — jusqu'à la surprise finale dont je ne vous dirai rien, sinon qu'elle est à la fois logique et déroutante, comme l'auteur le souhaitait.

     Histoire solide, donc, avec une mise en place très élaborée des mythes et des éléments de l'univers spatio-temporel de Lehman, avec aussi une volonté délibérée d'ancrer la quête du héros dans une gigantesque saga qui reste en partie à écrire. Le travail d'inclusion des extraits de livres, des éléments de la cosmogonie de l'auteur, y compris dans ce que racontent les personnages qui s'expriment beaucoup par le conte, est une réussite. Il y a un véritable tissage d'histoires concentriques autour d'Arkadih, un peu à la manière des sagas islandaises. Le choix du style -poétique et flamboyant — entraîne une approche plus fondée sur la logique de l'émotion que sur une base scientifique solide, même si Lehman s'amuse à réécrire le Big Bang à sa façon. Mais le jeu des idées est à l'opposé de celui d'Egan.

     En parallèle, le livre s'offre un détour à travers des paysages classiques du space-opera, depuis l'algue intelligente qui a colonisé sa planète jusqu'à l'espèce miroir de l'humanité qui nous renvoie à nos différences — ici une espèce féline qui a domestiqué de petits humanoïdes — en passant par les étranges Basilics et leurs jeux sur l'échiquier du temps... C'est d'ailleurs ce qu'on peut trouver d'un peu irritant dans le livre — le personnage et son vaisseau font du tourisme et leur parcours manque un peu de risques. Par contre, c'est aussi l'occasion pour Lehman de s'offrir -et de nous offrir — quelques descriptions superbes, des clins d'oeil en marge de l'histoire. Lehman n'est jamais aussi bon que lorsqu'il échappe à ses propres contraintes pour parler d'autre chose.

     Aucune étoile... est moins un récit d'initiation — même si la forme pourrait le laisser penser — qu'un récit de découverte du monde. Il serait tentant de n'y voir qu'un space-opéra de haute volée, à la fois riche et distrayant, malgré un léger abus des clichés du genre. Mais chaque livre de Lehman est une pierre d'un édifice élaboré dont nous commençons à peine à distinguer l'architecture générale. Aucune étoile... en est sans doute une des clés de voûte.

Jean-Claude DUNYACH (lui écrire)
Première parution : 1/12/1998
dans Galaxies 11
Mise en ligne le : 19/11/2008


 

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