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L'Amandier

Walter de la MARE


Traduction de Dominique BERTRAND & Marianne TOMI

RIVAGES (Paris, France), coll. Bibliothèque étrangère n° 108
Dépôt légal : novembre 1993
220 pages, catégorie / prix : 7
ISBN : 2-86930-709-8   



    Quatrième de couverture    
     Se laisser prendre au charme d'une Angleterre éternelle avec ses vastes demeures bruissantes d'échos et ses jardins mélancoliques... Une enfance solitaire, pensive, y dessine un jeu de marelle ambigu avec des partenaires de songe, des adultes trop jeunes ou, plus souvent, trop vieux pour en mériter le nom. Ce qui trouble et ravit tient à l'entente secrète entre l'enfance et l'invisible, à la réversibilité émue des deux côtés du miroir. Au détour d'une prose insinuante, chaque histoire se tisse patiemment comme l'étoffe d'un rêve et se défait comme le drap levé sur un fantôme. Quelque chose était là, qui n'a jamais été ni tout à fait perdu ni tout à fait trouvé, et dont l'énigme ne cesse de nous hanter.

     « Walter de la Mare est un sourcier du trouble, dont l'élégance est plus pertubante que tous les effets spéciaux. »
Evelyne Pieiller, La Quinzaine littéraire

 
    Critiques    
     Walter de la Mare est un de ces auteurs du fantastique dit classiques dont il est toujours fait mention dans les études historiques, mais dont la personnalité, et les textes surtout, étaient jusqu'alors restés ignorés de l'amateur moyen. Cette lacune vient d'être comblée grâce à une très jeune maison d'édition toulousaine, qui a réunit une petite dizaine (huit exactement) nouvelles de cet auteur certes pas secret, mais trop méconnu chez nous. Walter de la Mare est né en 1873 et mort en 1956. Sa vie, tout entière consacrée à la littérature, se partagea pour moitié entre la nouvelle et la poésie. Il est difficile de bien cerner son style et son talent (comme nouvelliste), même s'il est possible de le placer quelque part entre Henry James (pour sa prose sage et classique) et Algernoon Blackwood (pour ce qui est de son approche sur la pointe des pieds des thèmes traditionnels du fantastique). Un fantastique jamais franchement abordé d'ailleurs, un fantastique feutré, qui reste enclos de grands parcs mouillés et de maisons ombreuses, où le mystère vient plus du regard porté que de la réalité de ce que voit ce regard...
     Ce sont le plus souvent des enfants qui sont les héros des textes de la Mare — les « regardants » : comme ces gosses aux jeux pervers cachés dans l'église de La trompette, ou ce lycéen accueilli par la parente d'un de ses amis — et qui a tout d'un fantôme de chair (La tante de Seaton). Certes les actuels amateurs de Gore pourront être surpris par cette approche qui est tout juste un effleurement, mais les amoureux de beaux textes ne pourront que goûter cette découverte. Et saluer en même temps un éditeur qui prend des risques, mais sait en tout cas les enrober : le nom de la maison d'édition, Ombres, le bleu passé de la couverture,la photo qui l'orne (un grillage ouvrant sur un parc colmaté de brumes) rendent très bien compte de la tonalité d'un auteur au nom prédestiné. De la Mare ? Aux diables, bien sûr.


Jean-Pierre ANDREVON (lui écrire)
Première parution : 1/3/1989 dans Fiction 406
Mise en ligne le : 11/11/2002


 

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